Cette page présente les rôles et objectifs des institutions que sont le DPMC et le SFETH.

DPMC

L’association DPMC (Développement et Promotion des Métiers sur Cordes) a été fondée le 25 mars 2002 à l’initiative du SFETH et du SCAPHCO (ex-Syndicat de salariés Scaphandriers et/ou Cordistes) dans l’objectif de promouvoir le métier de cordiste, de définir, actualiser les exigences et les pratiques techniques du métier.

Le DPMC a été l’organisme désigné par le SFETH pour gérer le dispositif des CQP (Certificats de Qualification Professionnelle) Cordiste en évaluant et validant les compétences des candidats aux référentiels de certification mis en place par le SFETH.

Le DPMC était donc historiquement paritaire, au moins un siège du Conseil d’Administration étant réservé à un représentant des Cordistes. Il s’agissait en l’occurrence de Jean-Marie DUBOIS, représentant des cordistes au sein du SCAPHCO. Ce dernier ayant malheureusement disparu, son siège au sein du DPMC est resté vacant.

En Assemblée Générale du 09 juin 2017, le DPMC entérine de nouveaux statuts, actant que les rôles d’administration du DPMC (Conseil d’Administration et Bureau) ne sont accessibles qu’à des membres du SFETH ou membre fondateur. Seuls ces derniers disposent effectivement d’une voix délibérative, ainsi que les « membres fondateurs », également tous représentants des employeurs.

Aujourd’hui, le DPMC n’est plus que le « bras technique » du SFETH, représentant exclusivement les intérêts des employeurs.

Son rôle se limite à :

  • l’organisation de sessions d’examen de CQP Cordiste (Ex-CQP 1), CQP Techniciens Cordiste (Ex-CQP 2), CQP OTC (Ex-CQP TOTC) et CQP OPRN
  • la formation de membres de jurys pour l’organisation de ces examens
  • la définition des exigences d’agrément des Organismes de Formation pour former aux différents CQP de Travaux sur Cordes (agrément délivré suite à validation d’un audit par l’organisme indépendant AB Certification)

Le DPMC a tout de même la capacité à réunir des commissions techniques, qui parfois éditent des publications.

Ce fut le cas pour deux excellentes publications que sont le « Guide des nœuds et amarrages » en 2012, et le « Guide du Secours Spécifique Cordiste » publié en 2018.


SFETH

Le Syndicat patronal SFETH (Syndicat Français des Entreprises de Travaux en Hauteur) représente donc les intérêts des employeurs. Il est membre de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) et de la FNTP (Fédération Nationale des Travaux Publics), toutes deux membres du MEDEF (Mouvement des Entreprises de France).

Le SFETH est dépositaire des référentiels de certification des CQP Cordiste, CQP Technicien Cordiste, CQP Organiser les Travaux sur Cordes et CQP Ouvrier Protection Risque Naturel auprès de la CPNE BTP (Commission Paritaire Nationale de l’Emploi conjointe du Bâtiment et des Travaux Publics).

Pour cela, le SFETH propose les référentiels dont il estime la pertinence en fonction des besoins des entreprises, lors de Réunions de « Groupe Techniques Paritaires » de la CPNE BTP, où des personnes membres d’organisations patronales (SFETH, CAPEB…) et membres d’organisations syndicales de salariés (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC) pas forcément compétentes dans nos domaines d’activité d’un point de vue technique, entérinent les référentiels de certification.

Le SFETH publie également des documents, comme son « Guide sur les Amarrages Cordistes ».

Ce guide tente de stipuler que les normes en matière d’amarrage pour système d’arrêt des chutes (EN795 par exemple) ne s’appliquent pas aux cordistes, en dépit de tout bon sens et notamment de la Circulaire DRT 2005/08 de mise en œuvre du décret de 2004 qui précise que la norme EN795 est une exigence minimale pour les travaux sur cordes.

Le SYSOCO ne peut que s’insurger de tels propos et ne recommande pas de sortir du cadre réglementaire et des recommandations définies par le Ministère du Travail.

Fin Août 2020 à l’heure de la rédaction de cette page, le SFETH n’a toujours pas répondu à la sollicitation du SYSOCO du 16 septembre 2019 à se rencontrer, empêchant ainsi pour l’instant toute tentative de dialogue social (pourtant obligatoire en France).

L’articulation des CQP des Travaux sur Cordes fera l’objet prochainement d’une sous-rubrique de cette page, afin de permettre à tout un chacun de comprendre les tenants et aboutissant de la formation des cordistes en France.